• Roxanne Provost

Suivi de grossesse : visites et tests

Tout d'abord, si vous n’avez aucun problème de santé et si votre grossesse se déroule normalement, vous devriez rencontrer votre professionnel de la santé à cette fréquence :


- Une première visite avant 12 semaines de grossesse;

- Une visite toutes les 4 à 6 semaines durant les semaines 12 à 30 de grossesse;

- Une visite toutes les 2 à 3 semaines durant les semaines 31 à 36;

- Une visite par semaine à partir de la 37e semaine de grossesse jusqu’à l’accouchement.


Qui s’occupera de mon suivi de grossesse?

Selon les services disponibles dans votre région, vous pouvez décider d’être suivie par un médecin de famille, un obstétricien ou une sage-femme. Les sages-femmes peuvent suivre les femmes qui présentent une grossesse normale et qui n’ont pas d’antécédents médicaux nécessitant une surveillance particulière. Peu importe votre choix, le suivi de grossesse est entièrement couvert si vous détenez une carte d’assurance maladie valide de la RAMQ.


Les rendez-vous de suivi


Au moment de votre première visite, votre professionnel de la santé vous posera une série de questions concernant vos antécédents familiaux et médicaux afin d’avoir un portrait précis de votre état de santé et d’adapter le suivi selon vos besoins. Un examen physique complet (prise de tension artérielle, poids, taille, auscultation du cœur et des poumons, examen gynécologique, etc.) sera également effectué. Si vous aviez choisi d’accoucher avec une sage-femme, c’est à ce moment que cette dernière déterminera si vous êtes admissible à continuer votre suivi avec elle.


Au cours des autres visites, le professionnel de la santé s’assurera de la bonne évolution de votre grossesse en vérifiant certains paramètres cliniques :

-Votre poids;

- Vos signes vitaux (pression artérielle, pouls, rythme respiratoire);

- Les battements du coeur de votre bébé et ses mouvements;

- La taille, la forme et la hauteur de l’utérus;

- La croissance et la position du bébé (plus tard durant la grossesse);

- La présence ou non de contractions, de pertes de liquide ou de sang.


En général, le médecin ou la sage-femme procédera à un examen vaginal seulement au cours des visites près de votre date prévue d’accouchement.


Votre professionnel de la santé est aussi là pour répondre à vos questions et vous donner des conseils. Il devrait également aborder avec vous les aspects importants de la grossesse, c’est-à-dire la nutrition, les malaises courants et les tests disponibles (échographie, dépistage prénatal, etc.).


Les tests

Peu importe le professionnel qui vous suit, il vous prescrira des analyses d’urine et des prises de sang au cours de votre grossesse. Ces tests permettront, entre autres, de déterminer votre groupe sanguin (groupes A, B, AB ou O et système Rh), de vérifier si vous souffrez d’anémie, de faire un dépistage du diabète et de détecter des maladies infectieuses comme la syphilis, l’infection par le VIH et l’hépatite B. Le test de dépistage du cancer du col (test Pap) vous sera aussi proposé ainsi que d’autres tests de dépistage de certaines infections transmissibles sexuellement.


On vous offrira aussi de passer les examens suivants pour s’assurer que votre grossesse se déroule normalement et que votre bébé se développe bien :

- Un test de dépistage prénatal (trisomie 21, trisomie 13, trisomie 18 et spina bifida);

- Une première prise de sang entre la 10e et la 13e semaine de grossesse

- Une deuxième entre la 14e et la 16e semaine.


La prise de décision concernant le dépistage de la trisomie 21 vous appartient totalement. Une échographie pourrait aussi vous être proposée (entre la 11e et la 13e semaine de grossesse) afin d’évaluer la clarté nucale de votre bébé. Cette mesure permet de connaître l’épaisseur entre la peau du cou de votre bébé et sa colonne vertébrale. Une mesure plus élevée que la normale peut indiquer une probabilité de la trisomie 21. Les tests proposés peuvent toutefois être différents selon que le dépistage est effectué dans une clinique privée ou grâce au programme québécois de dépistage prénatal. Si les résultats obtenus indiquent une probabilité élevée de trisomie 21, le professionnel qui suit votre grossesse vous proposera de faire une amniocentèse avec étude des chromosomes.


Une échographie entre la 18e et la 20e semaine de grossesse; Un test de dépistage du diabète de grossesse (hyperglycémie provoquée par voie orale) entre la 24e et la 28e semaine; Un test de dépistage du streptocoque B vers la 36e semaine : le streptocoque B est une bactérie qui se trouve parfois dans le vagin, le rectum et la vessie des femmes.


Cette bactérie est sans danger pour la mère, mais peut parfois causer des infections graves chez le nouveau-né. Les experts estiment que 15 à 40 % des femmes enceintes sont porteuses de la bactérie et que 40 à 70 % d’entre elles la transmettront à leur bébé pendant l’accouchement. De 1 à 2 % des bébés développeront donc une infection attribuable au streptocoque B. Si vous obtenez un résultat positif pour le test de dépistage du streptocoque B, vous recevrez une prescription d’antibiotiques au moment de l’accouchement.


Qu’est-ce que l’incompatibilité Rh? Les tests sanguins effectués pendant votre grossesse permettent entre autres de détecter une possibilité d’incompatibilité Rh entre vous et votre bébé.

À la surface des globules rouges, on trouve parfois des protéines qui font partie d’un groupe appelé système Rh. Si une personne possède ces protéines à la surface de ses globules rouges, on dit qu’elle est Rh +, alors que si ces protéines sont absentes, la personne est Rh -. Il arrive parfois qu’une mère soit Rh -, alors que le bébé qu’elle porte est Rh +. Si le sang du foetus traverse le placenta, le système immunitaire de la mère pourrait réagir et produire des anticorps qui s’attaqueraient aux globules rouges du foetus.

Pour éviter que la santé de l’enfant soit mise en danger, les femmes enceintes qui sont Rh - reçoivent une injection d’anticorps à la 28e semaine de grossesse, le WinRho®. Cette injection empêchera le système immunitaire de la mère de réagir contre le sang du bébé. Ce traitement est efficace pour prévenir les complications et ne pose pas de risques pour le bébé ou la mère. Dans de très rares cas, une réaction allergique peut survenir chez la femme enceinte, mais les professionnels présents au moment de l’injection seront prêts à intervenir pour prévenir les complications.



20 vues

Salon Marmaille & Famille 2020 - 3e édition | evasion009@videotron.ca | 450-932-4145

© 2018 - Tous droits réservés